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De jour de nuit,
parler de tout
l'air de rien

On peut à bon droit s'interroger sur la pertinence de l'acte d'écrire, alors qu'il est si bon de lire ; oui, alors qu'au  plaisir de la lecture se compare celui, ineffable, d'une promenade en montagne, auprès d'un massif ombrageux, à suivre une rivière, traverser un torrent, observer la vie sauvage...

Or, il est tel, cet intérêt à écrire, elle est telle, cette jouissance, que celles de peindre, d'agencer lettres mots syllabes phrases comme couleurs et traces, dans l'espoir que cet agencement ordonné ouvrira un espoir, du moins un plaisir à qui s'y abandonnera.

Il en est comme de la peinture, et précisément de cette manière qu'a le peintre de restituer le bonheur d'une marche en montagne, de l'observation d'un massif — ou de tout autre chose.

Les mots couleurs du pinceau qui déchiffrent le monde, gravure de papier.

C'est cela, et ce n'est pas que cela, non. D'autres choses encore, à venir.
C'est inutile, et nécessaire.

Découragement ? Trop pesante évidence de la vanité ? Lâcheté ? Lassitude, hébétude ? Désespérance ? Non, cela n'est pas bon. Lutter contre soi. Aller au bout du récit. Se mettre à l'oeuvre. Même si elle est inutile. Qui sait, qui peut savoir ce qui est utile ou non ? Il faut faire ce qui demande à être, persiste en désir, même confusément.
Le poète impuissant face à l'azur, l'azur, l'azur toujours recommencé.


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En lieu et place, Cyril Sauvenay