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Il est étrange,
ce sentiment qui est le nôtre,
comme le soleil couchant

La nuit tombe. La pluie.

Les essuie-glaces balaient la poussière trempée.

Soudain la voie ferrée, arrêt, moteur ronflant ; de l'autre côté, qui nous dévisagent — qui le tentent à dire vrai , au travers du pare-brise maculé — une famille massaï ; ils semblent s'amuser de notre étonnement devant ces rails incongrus qui coupent la piste.

 

 

Un peu plus loin, déjà l'obscurité rode, la piste, telle un sentier, s'égare sous les frondaisons. Un couloir de feuilles, mur végétal qui laisse, à grand peine, pénétrer notre véhicule.

Fondrières, nids de poule, affaissements boueux, ornières tracées par les camions surchargés...

Plus tard encore, latérite balayée par le faisceau des phares, petites motos sautillantes et boueuses que l'on croise ou bien dépasse. Les tôles vibrent, les amortisseurs s'écrasent puis se détendent, les fenêtres s'ouvrent sur l'air marin ; l'océan est proche, se laisse sentir, mais découvrir non, pas encore.

Et puis un chemin perdu, un sentier. Là, encore, le GPS s'amuse à dénicher ce raccourci imprévu, parmi les sisals, traversant les bois noirs. L'océan dont monte le grondement, que, depuis cinq ou six heures, nous tentons de rejoindre, et qui est là, maintenant, tout près.

 

 

Volant qui commande la main, vitesses passées lentement, frein puis légère accélération ; dans la nuit sans lune, nous voyageons vers la maison de la plage...


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En lieu et place, Cyril Sauvenay